• 9 février 2018

    abandon

    Il y a au départ de ce roman un semblant d’histoire : le narrateur est passionné de Melville et écrit un scénario sur sa vie qu’il présente à Michael Cimino. Jusque là, ça va.

    Puis il rentre chez lui à Paris, et là j’ai perdu tout intérêt pour ses histoires de voisins et de chien.


  • par (Libraire)
    7 décembre 2017

    Tiens ferme ta couronne

    Tiens ferme ta couronne, oui, la tenir fermement et avancer dans le dédale qu’est une vie. Comment écrire simplement sur ce roman ? That is the question dear ! Déjà, c’est une histoire où je me suis sentie bien : j’ai ri, compris, appris, ressenti. Le héros de Yannick Haenel est un Dude qui vit dans sa « grotte livresque ». En décalage avec l’incessante folie de notre monde, notre héros vogue sur son amour absolu des mots (il y convoque Melville, Kafka, Lowry, Joyce, Proust, Dostoïevsky…), ses pensées sont comme des strike et ses aventures (sortir au restaurant, sortir Sabbat le chien, sortir tout court) comme des spare. Oui, j’en reviens à l’étymologie du Big Lebowski mais il a cela en lui ce Jean Deichel : cette « Dude attitude », quoique plus angoissée et donc ô combien comique. Car lui aussi est dans l’Absolu avec un beau grand A et, par cet Absolu, le personnage entraîne le rire. C’est cette « rigolade » qui donne un rythme à ce récit qui est, tout à la fois : réflexion sur l’âme humaine, histoire loufoque sur l’inadaptation fondamentale des êtres humains à l’existence, panégyrique du film Apocalypse now, rencontre du septième Art en compagnie de l’énigmatique Michael Cimino (« découvreur », d’ailleurs, de Jeff Bridges, la boucle est bouclée:), essai sur la littérature dans le cinéma (et inversement), road-trip dans les rues de Paris (ville qui hoquette alors entre attentats, rencontres hautes en couleurs, mort de David Bowie et descente de Crs), vision métaphysiquo-mythologique d’un daim blanc et… histoire d’amûûûrrr qui remet droit notre personnage, cet endroit où il tait le rythme des mots pour suivre celui du corps de Lena. Tout cela dans un style vif et une composition digne d’un grand chef d’orchestre : chacune et chacun tient ferme son univers, rien ne se perd et tout se tient.Yannick Haenel bouscule les codes du récit, il nous donne à tenir notre couronne étincelante et finalement à croire, malgré tout, à notre feu intérieur. Un roman inclassable et incroyable !.

    Fanny


  • 14 novembre 2017

    Il y a des livres... qui vivent

    L'histoire est simple : Splendide anti-héros à la recherche d'un absolu qui lui permettrait d’appréhender sa médiocrité...

    Mais il y a en complément de cela le travail d’orfèvre de l'écrivain Haenel qui vous fait aimer de nouveau la VIE avec un prisme diffèrent

    Un livre fondateur qui vous fait Vivre


  • 11 novembre 2017

    Déjanté et cruel pour nos âmes sensibles

    Enfin un roman original et pertinent dans cette rentrée littéraire qui se contente - pour beaucoup - de coller à l'Histoire et de raconter ce qui a déjà été dit, redit, peint, dépeint, pour le meilleur et pour le pire.
    Ici, nous sommes dans un monde fou qui ne craint pas d'ébouriffer nos consciences et qui se permet des audaces aussi bien dans le style que dans le récit. Déjanté et souvent drôle, le texte aborde différents thèmes, cinéma, littérature, mais également passion et volonté de poursuivre son rêve, quoi qu'il arrive. Mais dans toute passion, il y a le risque de l'échec et c'est bien ce qui met un peu de relief dans nos vies ternes !

    Un roman hors nomes qui mérite le détour.


  • par (Libraire)
    11 novembre 2017

    Nous sommes tous les rois d'un quelconque royaume. Reste à en définir les contours. Yannick Haenel signe un roman, mâtiné de cinéma, de littérature. Puissant, très très bien écrit et beau comme un paysage d'Italie. Prix Médicis 2017.

    Nicolas Gruszkiewicz


  • par (Libraire)
    30 octobre 2017

    Tiens ferme le roman !

    Avec ce nouveau roman, Yannick Haenel interroge les créations littéraire et cinématographique et par là même le rapport de l'une à l'autre. Un roman riche, dense et complexe, aux scènes parfois incongrues, cocasses et puissamment imagées, qui ouvre comme autant de portes de nombreuses interrogations, fortes et intenses, sur l'époque contemporaine. Avec des qualités narratives et littéraires qui impressionnent, Yannick Haenel défriche et réinvente singulièrement l'art narratif, ouvrant une fois de plus une voie romanesque novatrice. Finaliste du Prix Goncourt 2017.


  • par (Libraire)
    22 août 2017

    Coup de cœur !

    Déambulations d'un écrivain obnubilé par Melville, Michael Cimino, F.F Coppola, flanqué du dalmatien de son voisin volatilisé et traînant dans son sillage une kyrielle d'individus plus ou moins aussi givrés que lui...
    Une balade-réflexion sur la solitude, la création, le cinéma, l'écriture, les autres, la vie...