Moi, ce que j'aime, c'est les monstres

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres

Emil Ferris

Monsieur Toussaint Louverture

  • 10 avril 2019

    Une expérience graphique renversante

    Dans son premier roman graphique Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, Emil Ferris, à l'aide de son seul stylo à bille, donne naissance à un univers foisonnant qui mêle adroitement monde réaliste et fantastique.
    Son héroïne, Karen, dix ans, étouffe son sentiment de différence sous un masque de loup-garou. L'imaginaire de Karen déborde en effet de créatures plus monstrueuses les unes que les autres mais les véritables monstres, eux, ont un visage bien humain et rôdent partout : dans le cancer qui ronge sa mère, dans les dissimulations de son grand frère Deeze, dans l'intolérance de ses camarades d'école, dans le nazisme qu'a dû fuir sa mystérieuse voisine Anka.
    Présenté comme un journal intime crayonné sur un carnet à spirale, Moi, ce que j'aime, c'est les monstres nous livre une expérience graphique renversante qui bouleverse les codes narratifs traditionnels de la BD.
    La densité et la force du dessin d'Emil Ferris retracent brillamment l'époque, la culture et la société du Chicago des années 60. Ce mélange inédit de genres et de thèmes a priori éloignés est aussi un formidable éloge de l'art et de la différence. Vivement le deuxième opus !


  • par (Libraire)
    12 décembre 2018

    IMPRESSIONNANT !

    Un roman foisonnant, un travail titanesque d'une densité graphique et narrative impressionnante et le tout entièrement réalisé au stylo bille !

    C'est à découvrir, à lire, relire, et à offrir !!!


  • 10 décembre 2018

    Monstrueux !

    Sans voix… Un mastodonte éditorial, littéraire et dessiné… Un boulot de titan pour un résultat qui laisse… sans voix…


  • par (Libraire)
    2 décembre 2018

    Karen, 10 ans, fan de fantastique, d'histoire de l'art et de sa belle et mystérieuse voisine enquête sur la mort suspecte de cette dernière.
    Entre le Chicago des années 60 et l'Allemagne nazie se dessine un roman graphique hors normes qui sonde la figure du monstre jusqu'au plus noir de l'âme humaine, et ce, dans un travail au stylo foncièrement stupéfiant.


  • par (Libraire)
    19 septembre 2018

    Un monstre sommeille en chacun de nous

    Monsieur Toussaint Louverture nous étonne sans cesse et nous séduit toujours avec des publications atypiques.
    Dans cette BD étrange au dessin fabuleux, la candeur de l'héroïne s'oppose à la turpitude des hommes dans une enquête pleine de rebondissements.
    C'est dense, puissant, halluciné, magistral !
    Tiphaine


  • 13 septembre 2018

    Conseillé par Rémy et Carole

    Moi, ce que j'aime, c'est cette bande-dessinée !

    Emil Ferris réussit un tour de force avec ce premier volet d'un dyptique sur l'histoire de cette gamine de dix ans qui adore les monstres. Karen les adore et voit le monde comme s'il était un « horror show ». Karen nous croque son quotidien, celui d'une jeune fille à la famille unique, abandonnée par le père, avec un frère coureur, et une mère pilier, ses voisins, une galerie de personnages incroyables, sa vie pas si facile dans ce Chicago d'après-guerre.
    Quand sa voisine, une belle femme, qui a traversé l'histoire, traversé les frontières et maintenant celle de la mort, se suicide, Karen n'y croit pas. Elle va mener l'enquête, revêtir l'imper de son frère, et découvrir un passé tortueux et torturé. Avec une imagination foisonnante, la réalité brutale qui n'est pas loin, on se laisse envahir par l'énergie sombre qui en ressort nous happe, nous mange, nous fait frissonner.

    L'histoire de l'autrice elle-même est tout un roman, Emil Ferris, qui s'est rééduquée la main droite avec force et conviction au sortir d'une maladie rare qui l'empêchait de dessiner, elle a du tout réapprendre. Six ans pour faire cette œuvre d'art, dont on ne sort pas indemne !
    Le stylo bic, les encres colorées, ces hachures, ces visages, ces yeux en gros plans, ces personnages qui emplissent les planches créent à chaque page tournée un autre rythme de lecture. Nos yeux observent dans tous les sens. C'est un véritable régal, c'est émouvant, terrible, et on en redemande avec le « livre deux » à paraître plus tard, soyez patients, ça vaut le détour !


  • par (Libraire)
    5 septembre 2018

    La force des monstres

    Engloutie, tel est à mes yeux ce qui qualifie le plus justement l'émotion ressentie à la lecture de cette œuvre hors-norme. Je suis happée, engluée dans cette atmosphère si particulière. Sentiment dérangeant mais que je cherche quand même à prolonger. C'est unique dans la forme et dans le fond, tellement riche qu'il faudrait plusieurs lectures pour dénouer tous les fils : étude de caractères, de vies, d'une société ; aventure fantastique, roman d'enfance, intrigue policière, voyage intérieur.
    Les monstres d'Emil Ferris sont comme ceux de David Lynch, d'Alan Moore, de Neil Gaïman : ce sont les nôtres, ils nous fascinent, nous habitent et nous révulsent.


  • 31 août 2018

    L'OVNI DE LA RENTREE

    Karen Reyes est une fillette de10 ans qui vit à Chicago à la fin des années 60.
    Elle préfère s'imaginer en loup-garou pour affronter l'existence, les drames familiaux et assumer ses différences. Petite fille singulière à l'imagination débridée, elle observe le monde et la complexité des adultes qui l'entourent. Mais, lorsque sa voisine la belle Anka Silverberg est retrouvée morte une balle dans le cœur, elle décide d'enquêter. Avec un chapeau mou et un imperméable trop grand, elle découvre alors le passé sombre d'Anka qui nous ramène au cœur de l'Allemagne nazie. Et les monstres évoqués dans le titre sont bien là, tapis dans les recoins de l'histoire, démons de notre passé ou fantôme qui pèsent sur nos vies. Emil Ferris signe là une œuvre unique déjà saluée par la critique et par ses pairs aux Etats-Unis.
    Elle porte un regard singulier sur le difficile métier d'homme, sur la complexité à vivre ses différences et à affronter ses fantômes. Elle nous offre au final un récit bouleversant et universel porté par un graphisme tour à tour déroutant ou captivant. Un très gros coup de cœur !


  • par (Libraire)
    25 août 2018

    Moi ce que j'aime , c'est cette BD !

    Il faut avant tout que je vous parle d'Emil Ferris, cette femme qui force mon admiration à la fois par son trait extraordinaire mais aussi par son histoire hors du commun ... Elle est née en 1962 à Chicago, illustratrice et mère célibataire elle gagne sa vie en dessinant des jouets et en participant à la production de films d'animation. Lors de la fête de son quarantième anniversaire elle se fait piquer par un moustique qui va lui inoculer une méningo-encéphalite : une des forme les plus graves du syndrome du Nil Occidental. On lui annonce alors qu'elle ne pourra sans doute plus jamais marcher, et pire encore, sa main droite, celle avec laquelle elle dessine, ne peut plus tenir un stylo.
    Emil, entourée par ses amis et sa thérapeute décide de se battre contre son corps pour ramener sa plume à la vie. Elle ira jusqu'à scotcher un stylo à sa main pour dessiner.
    Il lui aura fallut 6 ans pour écrire son roman graphique « Moi, ce que j'aime, c'est les monstres ». Après 48 refus d'édition, un éditeur indépendant accepte le manuscrit, à mon grand bonheur !

    « Moi, ce que j'aime, c'est les monstres » est une œuvre grandiose et envoûtante. Karen, fillette de 10 ans, fascinée par les monstres, créatures effrayantes et sanguinolentes, imagine qu'elle est un loup-garou. Quand sa voisine de toujours, la belle mais mystérieuse Anka est retrouvée morte dans son appartement, la police conclu à un suicide … Mais Karen n'y croit pas une seconde, elle décide alors de mener son enquête.
    Dans un univers monstrueusement magnifique Karen évolue à la recherche de la vérité, quitte à déterrer des secrets encore plus monstrueux que les vampires qui peuplent ses comics préférés...

    Une œuvre monumentale à côté de laquelle il serait dommage de passer !


  • par (Libraire)
    23 août 2018

    Chef d'oeuvre

    Il y a 416 pages dans ce livre. Ca veut dire que 208 fois, vous allez saisir le papier et découvrir ce qu'il y a derrière. Et croyez-moi, 208 fois, ce sont la beauté et la surprise qui vont vous éclater au visage.
    On manque de superlatifs pour cette oeuvre magistrale, aussi graphique que littéraire, poignante et drôle, où vous allez forcément vous prendre d'affection pour la petite Karen qui trouve que "être un monstre, c'est bien plus facile qu'être une fille."
    Parole de libraire, c'est un roman graphique pour tous ceux qui n'ont jamais essayé de lire un roman graphique. D'ailleurs, c'est bien plus que ça. Pétri de références à l'histoire de l'art, dessiné avec une minutie et une maestria qui force le respect (tout au stylo bille), c'est tout simplement le livre de la rentrée, tous rayons confondus.


  • par (Libraire)
    23 août 2018

    Fascinante et touchante métaphore sur les difficultés de l'enfance, portrait d'une époque et de ses moeurs, hommage à la culture underground...et bien plus encore.
    Oeuvre vertigineuse et éblouissante, c'est LA bd de l'année.

    Laurent B.