Crans-Montana

Crans-Montana

Monica Sabolo

JC Lattès

  • par (Libraire)
    2 octobre 2015

    Nous sommes içi dans l'univers de Scott Fitzgerald ou dans celui de Sagan. M. Sabolo se révèle être l'héritière de plume de ces romanciers.Nous suivons trois figures féminines dans leurs vies oisives à Crans-Montana .
    Les fêtes alcoolisées s'y succèdent au fil des décennies.
    L'amour peut il survivre au milieu de ce désastre?


  • 16 septembre 2015

    Crans-Montana une station de ski en Suisse a habitués. Familles françaises aisées, riches qui reviennent d’une année sur l’autre et se fréquentent entre eux. Nous sommes dans les années 60 et trois jeunes filles Chris, Charlie et Claudia fascinent les garçons. Inséparables, énigmatiques, les narrateurs n’osent pas les approcher préférant les fantasmes et les rêves. Fêtes, et flirts sont au programme Une jeunesse dorée comme leurs parents qui n’échappe pas au temps qui passe. Mais 68 puis l’élection de Mitterand accélèrent les transferts d’argent dans des mallettes et des bijoux aux coffres suisses. Les garçons sont devenus des adultes et comme leurs parents avant eux reviennent à Crans-Montana. Mais les filles n’y sont plus, seuls demeurent les souvenirs comme une carte postale. Tout leur semblait leur réussir ou plutôt elle étaient programmées à avoir des vies de rêve. On pressent dès le début du roman que quelque chose va arriver et que l’avenir sera moins radieux.
    Sans être désagréable à lire, il manque à ce roman de l’originalité avec une impression de déjà lu. Une lecture qui sera vite oubliée.


  • par (Libraire)
    14 septembre 2015

    Crans-Montana l’exubérante

    Crans-Montana l’exubérante, la fascinante... et il y a Chris, Claudia et Charlie, les trois C, qui sont, dans les années 60, les trois égéries de la célèbre station touristique du Valois Suisse. Il y a Franco aussi, l'épicier italien qui fera fortune dans les années 80...
    Crans, lieu mythique où se croisent des destins hors du commun, mais aussi des êtres fragiles. Au gré des soirées fastueuses, Monica Sabolo jette un œil sous la nappe et nous donne à voir l'envers du décor : entre 1961 et 1995, Crans a vu passer des destins brisés.
    Personnage à part entière, la station a eu ses heures incandescentes avant de sombrer dans la norme.
    Monica Sabolo signe ici un roman élégant. Et puisque le sort n'a pas ménagé les êtres, Monica les prends sous son aile et danse avec eux. Un texte subtil et délicat... pari tenu !

    Nicolas Gruszkiewicz pour l'&


  • par (Libraire)
    28 août 2015

    Un doux parfum de scandale

    Des années 1960 à la fin des années 1980, tous les personnages du roman vont se questionner sur le destin de trois jeunes filles qui sont devenues l'obsession des hommes et des femmes de leur génération.
    A travers le point de vue de plusieurs personnages, on a accès aux secrets, aux scandales et à la perversion qui règnent dans le milieu bourgeois hypocrite qui nous est décrit ici. Dans un monde de l'image, de l'argent et du pouvoir, nos trois héroïnes tentent de profiter de leur jeunesse. Car ce sont surtout les femmes de ce milieu social qui nous intéressent. Elles sont belles et semblent sûres d'elles, mais au fond, le voile qui se glisse sur leurs yeux nous laisse deviner qu'elles ne sont pas si heureuses que cela. Le roman est agréable à lire et très bien ficelé, on le termine avec une sensation de malaise, de trouble qui le rend brillant.


  • 26 août 2015

    La vie est un roman

    Monica Sabolo est née à Milan, a grandi à Genève et vit aujourd’hui à Paris où elle est journaliste et romancière. Enfin, de plus en plus romancière et de moins en moins journaliste. J’avais beaucoup aimé, il y a deux ans, « Tout cela n’a rien à voir avec moi », une sorte d’autopsie à la fois perspicace et décalée du chagrin d’amour. Et bien j’aime aussi beaucoup « Crans-Montana », un livre très différent du précédent, dans lequel elle poursuit cependant cette (en)quête introspective, chassant les secrets de famille à coup de taloches, pour éviter, qu’en se perpétuant, ils continuent à empoisonner la vie de ceux qu’ils touchent.

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