Romans tout neuf

Romans tout neuf

Nous vous présentons ici nos coups de coeur récents, avant de vous en parler de vive voix, individuellement, ou collectivement, si vous venez à notre rendez-vous, bientôt, quand on aura (presque) tout lu.

Bien sûr, nous invitons certains de ces auteurs à votre rencontre aussi, suivez notre programme

A bientôt à l'&

La révolte
18,50

« Sa robe caresse le sol. À cet instant, nous sommes comme les pierres des voûtes, immobiles et sans souffle. Mais ce qui raidit mes frères, ce n’est pas l’indifférence, car ils sont habitués à ne pas être regardés ; ni non plus la solennité de l’entretien – tout ce qui touche à Aliénor est solennel. Non, ce qui nous fige, à cet instant-là, c’est sa voix. Car c’est d’une voix douce, pleine de menaces, que ma mère ordonne d’aller renverser notre père. »
Aliénor d’Aquitaine racontée par son fils Richard Coeur de Lion.


L'Habitude des bêtes

Delcourt Littérature

15,00

Un roman naturaliste qui vire au noir et fait entendre la respiration de la nature et des hommes.


Eden Springs
18,00

Printemps 1903. Un prédicateur tente d'échapper au scandale en installant sa communauté dans le Michigan. Le charismatique Benjamin Purnell promet la vie éternelle à ses adeptes, en particulier aux belles jeunes filles. Comment expliquer alors qu'une adolescente ait été enterrée ?

Inspiré par une histoire vraie, ce court roman aborde de façon inédite les fondamentaux de l'auteure : la lisière entre la vie et la mort, la sexualité effrayante et fascinante, l'inattendu et l'étrange.

Postface de Lola Lafon.


Tenir jusqu'à l'aube
17,00

«Et l'enfant ? Il dort, il dort. Que peut-il faire d'autre ?». Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l'étouffement, la mère s'autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l'appartement d'abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d'un semblant de légèreté. Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ? On retrouve, dans ce nouveau livre, l'écriture vive et le regard aiguisé de Carole Fives, fine portraitiste de la famille contemporaine.
Après "C'est dimanche et je n'y suis pour rien" et "Une femme au téléphone" parus dans la collection «L'Arbalète», "Tenir jusqu'à l'aube" est le quatrième roman de Carole Fives.


Les Heures rouges

Presses de la Cité

21,00

États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l'être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l'aube de cette nouvelle ère. Ro, professeur célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d'écrire la biographie d'Eivor, exploratrice islandaise du XIXe siècle. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer - de son renoncement à une carrière d'avocate, des jours qui passent et se ressemblent.
Mattie, la meilleure élève de Ro, n'a pas peur de l'avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l'arrière d'une voiture... Et Gin. Gin la guérisseuse, Gin au passé meurtri, Gin la marginale à laquelle les hommes font un provès en sorcellerie parce qu'elle a voulu aider les femmes.

Il y a du Virginia Woolf et du Margaret Atwood dans le récit polyphonique qui émane de ce chœur de femmes. Il y a de la colère dans le traitement d'un sujet si tristement prophétique. Il y a beaucoup d'ironie dans les instantanés de cette petite ville américaine empêtrée dans ses tabous et ses préjugés. Mais il y a surtout de l'espoir, et une foi immense dans les ressources de chacune pour s'affranchir de sa condition. Un grand roman, âpre et lumineux.