Sorcierrrrrrres

SORCIERRRRRRRES

La femme pose problèmes: elle saigne tous les mois (Ceci est mon sang, Elise Thiébaut et La fabrique de la ménopause, Cécile Charlap) et désobéit aux lois de la Cité (Antigone, Jean Anouihl et Discours pour le droit à l'avortement, Simone Veil).

Mais pire que tout est la Sorcière (Circé, Madeline Miller et Sorcières: La puissance invaincue des femmes, Mona Chollet). Restant sourde aux injonctions de se contenter d'être belle (Beauté fatale, encore Mona Chollet!) et de se marier (La Femme mystifiée, Betty Friedan), elle refuse la conjugalité synonyme de domestication (Pourquoi l'amour fait mal, Eva Illouz) et la sexualité relevant de la prédation (King Kong théorie, Virginie Despentes).

Parce que le sexe de la femme a toujours été un enjeu de pouvoir, en incarnant une liberté intransigeante (Une chambre à soi, Virginia Woolf), la Sorcière réveille un imaginaire au potentiel explosif (Rêver l'obscur, Starhawk et Libère-toi cyborg/ le pouvoir transformateur de la science-fiction féministe, Ian Larue) où l'écoféminisme (Reclaim / recueil de textes écoféministes, Emilie Hache) vient refonder un projet politique enthousiaste sur les ruines du patriarcat et du capitalisme (La sorcellerie capitaliste: pratiques de désenvoûtement).