Le Clivage ville/port, Le cas d'Alger
Éditeur
Connaissances & Savoirs
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le Clivage ville/port

Le cas d'Alger

Connaissances & Savoirs

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  • AideEAN13 : 9782342052497
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Depuis les années 50, les villes portuaires ont connu un mouvement de
réaménagement de leurs fronts d'eau et qui s'est propagé à partir des villes
nord-américaines sous l'intitulé de ‘waterfronts revitalizations'. Ce
mouvement est venu à la suite de la délocalisation des anciens sites
portuaires jugés inaptes et insuffisants par les tirants d'eau et les surfaces
limitées qu'ils offrent face aux nouvelles exigences du ‘gigantisme naval' qui
repose principalement sur la conteneurisation, le transport en vrac (solide et
notamment liquide pour le gaz et le pétrole) et le volume d'échange en
expansion sous l'ère de la ‘mondialisation'. Ce mouvement de réaménagement des
fronts d'eau est également appelé ‘la recomposition ville-port', car il vient
après une période de distanciation entre ville et port, ‘un clivage' enclenché
par la révolution industrielle. Certaines villes notamment les villes
portuaires du tiers-monde et à cause de leur retard accumulé dans le passé,
continuent à vivre ce clivage ville/port comme c'est le cas pour Alger. Le
clivage ville/port est considéré comme un effet pervers qui dégrade la ville
portuaire. Dans cette recherche, l'objectif est de mettre la lumière sur la
problématique du clivage ville/port dans le cas d'Alger. Antonyme de nature
dans les temps modernes, l'activité portuaire et l'activité urbaine ne
cohabitent plus en juxtaposition sur le même territoire, le port est considéré
comme une source de nuisances, de risques majeurs et de pollution qui nuit à
la qualité de vie de la ville. En contrepartie, la ville par son partage des
infrastructures routières et sa juxtaposition spatiale, est considérée comme
étouffante pour le port et nuit à ses performances économiques. À vrai dire,
Alger actuellement est le terrain de bataille entre la ville et le port, la
préférence de l'un se faisant toujours au détriment de l'autre. Mais d'un
autre côté, il faut admettre que le port d'Alger est caduc face aux nouvelles
exigences du gigantisme naval car il est resté inchangé depuis plus de 50 ans
et son remplacement est devenu plus que nécessaire au vu des pertes
économiques qu'il cause au pays. Face à cette délocalisation envisagée du port
d'Alger, et ce clivage que vivent ville et port, la recomposition ville/port
sera-t-elle le destin d'Alger à l'image des autres villes portuaires qui lui
ont précédé ? Aujourd'hui et plus que jamais « l'Alger rêve », face aux
ambitions de cette ‘métropole inachevée' (SAFAR-ZITOUN M. 2001) et les
problèmes qu'elle vit, la recomposition ville-port demeure comme l'opportunité
ultime pour ‘sa montée en gamme', pour réaliser ses rêves et dépasser ses
problèmes, comme en témoignent plusieurs exemples aînés de réaménagement
‘waterfront ' à l'instar de Lisbonne, Marseille, Dunkerque, Hambourg, etc.
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