Basses mers, Les abîmes célestes
Éditeur
Le Lys Bleu Éditions
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Basses mers

Les abîmes célestes

Le Lys Bleu Éditions

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  • AideEAN13 : 9791037710062
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Ici, le regard du côtier – que dis-je ? – l’âme du bordier déverse sur
l’univers salin ses émotions complexes faites d’un amour viscéral et d’une
haine antique pour un pays de cap en veille sur l’Univers avec à la fois son
cœur aux aguets du monde et son morfond granitique scellé dans l’insondable
indémêlé. Je dirai quelque jour ma pensée douloureuse. Et mon cœur chaviré au
sentir de sa peau, elle rappelle sa fierté, son odeur fauve et sa beauté
brutale, elle qui d’humble se révolte, elle qui d’assoupie se rebelle. Terre
de lande et de genêts hérissée de clochers vides pointillée de quais désertés
de phares déshabités. Mais de vives amours sous l’arbre ou le canot le cœur
donné l’âme ouverte aux brutales alliances des rocs et des courants Mais de
vents qui ramènent depuis l’envers du monde s’épuiser à nos pieds et mourir
sur nos sables des indices de fortunes de mer ciels ouverts sur les temps
insondables bravoure inépuisée des roches métamorphiques debout les rocs
debout les ombres l’infini fauve cruel et magnifique nous ramène à nos pieds
quelques bois de ramasse sous des splendeurs qui s’entremêlent dans des ciels
qui s’échevellent.

À PROPOS DE L'AUTEUR

**André Guégan** -Né en 1941 dans le Trégor. Études abrégées sans le moindre
diplôme s’emploie à 15 ans dans l’atelier de son père menuisier. Lis, écris,
dessine peint. 1963 entre dans la presse retour d’un séjour OutreMed. À partir
de 1965 à Paris, fréquente un peu tout ce qui dessine, peint, sculpte, grave.
Amitiés fertiles avec poètes et peintres. Refait pour son compte le chemin de
la peinture. 1980, paraît dans l’anthologie des poètes de Bretagne de Le
Quintrec. Participe au sauvetage de la “Cité fleurie” avec Henri Cadiou, à la
“Défense des vitraux de France” suite à la restauration agressive de _L’arbre
de Jessé_ de la cathédrale de Chartres. S’oppose avec succès à l’occultation
partielle des vitraux du choeur de la cathédrale de Saint-Malo (280 m2
réalisés par Le Moal), ce qui contribuera à son rapprochement avec le peintre
rencontré peu avant à la prestigieuse galerie de France… 1978 réalise des
“multiples”, des gouaches pliées plissées… huiles, aquarelles consacrées aux
alliances chromatiques des éléments. Réalise ses premiers _Amers_ ,
structures-sculptures marines en bois polychromes. Portraits et nus très
libres sans modèle. Expose en marge des circuits marchands.1985, s’installe
sur un bateau au port Solferino, à l’aplomb de ce qui sera le musée d’Orsay.
En 2006/07 peint _Littorale_ , ronde de 56 mètres en 112 pièces jamais
montrée. Poursuit les séries _dé-figurées_ de paysages mentaux : _alliages
versatiles_. Nus et portraits – constantes de travail comme les arbres, le
vent, la mer. 2011, écrit _Sept poèmes au Damascène_ puis _Sous le soleil des
tyrans_ , premières pages du drame syrien qui deviendront _Syria, le bal des
macchabs_ (publié en 2014 aux éd. Nanga suivies des _Encres de miséricorde_ et
de _Hurriyya, Héroïde à l’Assadin_. Remet peu à peu au jour sa friche poétique
dont sera extrait début 2014 un avant-goût des _Abîmes célestes_ avec _Vents
d’estran_. Puis _Coaltars_ 120 pages de poèmes illustrées de 22 de ses
peintures… que suivront _Ponants_ , _Basses mers_ … Remise sur le métier des
poèmes bordiers où s’affrontent et s’allient la mer, l’amour et la mort…
Accumule depuis 1980 les notes sur l’art ( _Dialogue avec l’ombre_ ).
Ateliers: Senlis puis rue de La Huchette à Paris durant les seize ans de vie
de bateau au pied du Musée d’Orsay où défilent amis et artistes et dans
l’étrave duquel il se ménage un mur à peindre. Dans les années 2000 migre sur
les flancs de Montmartre… Puis, quitté Paris peu propice aux infortunés, se
retire aux Andelys ville qui lui rend hommage en 2013 dans une rétrospective
de “50 ans d’art libre”. Occupe aujourd’hui un atelier au Pont Firmin sur la
rive gauche de l’Odet à Quimper.
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