Alors vint la nuit..., Terrains, méthodes, perspectives
EAN13
9782365190381
ISBN
978-2-36519-038-1
Éditeur
Publications de la Société d'ethnologie, Nanterre
Date de publication
Collection
Recherches thématiques
Nombre de pages
336
Dimensions
16 x 5 cm
Poids
630 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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À paraître
L'anthropologie peine à voir dans le noir.

Le mouvement des astres instaure une rythmicité inéluctable à laquelle tout
être vivant est soumis. Comment s’inventent et se règlent les croyances et
comportements infiniment variés accrochés à des phénomènes cosmiques
constants?

Parmi ces rythmes, nous avons choisi l’alternance de ce que nous appelons
communément « jour » et « nuit ». Selon les époques, le temps découpé produit
des configurations uniques et instables de l’imaginaire, les sociétés créent
des calendriers, des rituels, des comportements.

L’énigme que nous abordons nous interroge: comment se font ces accommodements
avec les constellations, quelles sont les définitions qualitatives des
catégorisations et leurs étiquettes — nuit, jour, obscurité…; comment une
société les utilise, contredit ou transforme et même les métamorphose? En
Occident urbain, par exemple, un épuisant labeur transforme la nuit en faux
jour, tandis que chez les Indiens mésoaméricains le jour est troué de
nocturnité.

L’enjeu de cette recherche est de construire une véritable anthropologie
comparative de la nuit, dotée d’outils spécifiques, stimulée par des entrées
multiples — le sommeil, les rêves, la gestion de la lumière, le contrôle
sociétal, la mémoire… —, qui parvienne à analyser la nuit informant les
espaces, les objets, les corps, les _habitus_ : la nuit comme cadre et comme
agent. En observant aussi les seuils, rapports délicats que l’on peut
malicieusement mathématiser: l’aube, déchirement de la nuit éteinte ou
resplendissante résurrection du soleil, ou bien le crépuscule, surgissement
nécessaire pour les cultes rendus à la nuit ou angoissante descente vers un
autre monde. De la longue nuit des pôles à la scansion monotone des nuits de
l’équateur, la nuit est un produit de la culture. La nuit se construit avec ce
qu’offre la culture et la culture se construit en retour par ses nuits.
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