Fermé les jours de grand vent
EAN13
9782221253786
ISBN
978-2-221-25378-6
Éditeur
Robert Laffont
Date de publication
Collection
Roman
Nombre de pages
112
Dimensions
20,2 x 13,2 x 1,3 cm
Poids
148 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Fermé les jours de grand vent

De

Robert Laffont

Roman

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Les corbeaux sont entrés dans Paris...
Et les corbeaux sont entrés dans Paris. Désormais, on en voit des palanquées au parc des Buttes-Chaumont. Ils colonisent, débonnaires, sans se soucier de ce qui les entoure. Parfois, ils prennent l'air en poussant leur croassement lugubre. Comme pour se rappeler les champs labourés et les craintes qu'ils inspirèrent. Ou peut-être simplement, plus certainement, pour affirmer qu'ils ne sont pas ce que tu crois.
Dans ce texte, drôle et gouailleur, les corbeaux ne tiennent pas seulement leur réputation de nuisibles, ils ravivent aussi le souvenir d'une campagne où la boue colle aux godasses, où l'ennui donne le tournis, et où les corvidés sont redoutés. Mais tout ce passé s'est volatilisé, sans être pour autant regretté. Seuls subsistent les corbeaux - ou leurs semblables. Et s'il était temps de leur consacrer un roman ?
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Commentaires des libraires

par (Libraire)
22 juin 2022

Boll signe ici un roman très attachant : un voyage au temps des corbeaux dans une langue haute en couleurs et en mots simples. Et l'oiseau se fait " Madeleine de de Proust". Sous nos yeux l'auteur ravive une campagne ...

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Rencontre et dédicace
Le , L'&

Un matin, aux Buttes-Chaumont, à petites foulées, j'ai repéré sur une pelouse
une nuée de corbeaux. Si je suis né à Paris, si j'y habite désormais, j'ai passé
mes vingt premières années à la campagne : donc, les corbeaux, je les connais
un tout petit peu. Sans être franchement dangereux, faut pas les chercher bien
longtemps avant qu'ils vous fassent regretter amèrement d'être venu les
taquiner de trop près. Et puis, c'est de notoriété publique, ils n'aiment pas le
bruit et l'agitation.
Et voilà que les corbeaux sont entrés dans Paris.
Pourquoi, diable, ont-ils abandonné leur ruralité pour la vie citadine ?
Et si ces corbeaux n'en étaient pas vraiment ?
En partant sur les traces des corbeaux parisiens, le narrateur dénoue avec
ironie, effronterie et drôlerie, le fil de sa jeunesse passée à la campagne. Une
campagne où la boue colle aux godasses, où l'ennui donne le tournis, et où les
corbeaux sont vus d'un mauvais œil. La vie y était ainsi, brute, authentique,
cocasse. Mais tout ce monde a disparu. À Paris, alors que le narrateur est
devenu dessinateur, les corbeaux continuent de l'accompagner et de lui
rappeler un passé qui s'est volatilisé...

Boll signe ici un roman très attachant : un voyage au temps des corbeaux dans une langue haute en couleurs et en mots simples. Et l'oiseau se fait " Madeleine de Proust".
Sous nos yeux l'auteur ravive une campagne qui a partiellement disparu, celle où la boue colle aux godillots. Alors, nous reste le souvenir et ce délicieux roman, sépia et jamais nostalgique.

Nicolas G. pour l'&