Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

L'épique saga de la famille Caskey

1

Monsieur Toussaint Louverture

14 juillet 2022

fantastique

J’ai horreur des films et des romans d’horreur ; je n’aime pas la SF non plus, et le fantastique à petite dose.

A priori, cette saga n’était pas pour moi. Mais, ma curiosité aidant, je me suis plongée dans ce premier tome et en suis ressortie ravie.

J’ai aimé l’écriture entrainante de l’auteur ; le mystère qui plane autour du personnage d’Elinor ; la mère acariâtre et la soeur dévouée.

J’ai aimé cette ville dévastée par la crue et qui se relève.

J’ai aimé les leitmotivs : les deux rivières, bien sûr, mais aussi le sable sur lequel rien ne pousse. Sauf les arbres planté par Elinor.

Et puis, une fois n’est pas coutume, j’ai aimé la si belle couverture passée sous les encres d’une presse offset avant d’être doré à chaud à deux reprises puis enfin embossée.

Une citation :

A propos des hommes : Ils contrôlent les lois, mais à bien y réfléchir, ils sont incapables de se contrôler eux-mêmes. Il sont échoué à faire une analyse pertinente de leur propre esprit, et ce faisant, ils sont à la merci de leurs passions versatiles. (p.182)

L’image que je retiendrai :

Celle de la couleur des cheveux d’Elinor, couleur de la boue de la rivière en crue.

14 juillet 2022

Inde, enquête

Cette seconde enquête du capitaine Wyndham et du sergent Banerjee nous emmène dans la province de Sambalpur dont le futur maharaja a été assassiné à Calcutta.

J’ai découvert la particularité des trains indiens pendant la domination anglaise : leurs rails étaient moins espacées pour faire circuler des trains plus étroits qui ne pouvaient pas transporter d’armes lourdes.

J’ai découvert une nouvelle sorte d’opium (ce qui ne me servira pas à grand chose, me direz-vous).

J’ai rêvé au milieu des tenues chamarrées pleines de bijoux précieux grâce aux mines de diamants de Sambalpur.

Mais j’ai toutefois été un peu déçue, car ce tome ne présente pas, comme le précédent, d’informations sur la domination anglaise.

L’image que je retiendrai :

Celle du frère du jeune maharaja assassiné qui dans le turkey trot.

25,40
14 juillet 2022

guerre d'Espagne

Quel roman de cette auteure espagnole décédée il n’y a même pas un an !

Un roman riche et foisonnant sur la guerre d’Espagne vécue par une famille madrilène.

J’ai aimé les leitmotivs : le tout n’est égal à la somme des parties que lorsque celles-ci s’ignorent entre elles ; la cravate d’Alvaro qu’il ne porte jamais pour les grandes occasions ; les talons hauts des femmes qui claquent sur les pavés.

J’ai aimé que chaque chapitre parle d’un temps différent : l’année en cours, avant ou pendant la guerre.

J’ai aimé les personnages hauts en couleurs de la fratrie Carrion Gonzalez, le personnage de Raquel, plus mystérieux, m’a moins plu.

J’ai appris l’existence de la division azul composée de volontaires espagnols engagés dans la Wehrmacht et allée combattre en Russie.

J’ai aimé le phrasé du style, avec parfois de longues phrases envoûtantes.

Mais je dois avouer que lire la relation entre Alvaro et Raquel ne m’a pas passionnée, et j’ai allégrement sautée ces passages (c’est le cas de le dire).

J’oublie de dire tellement de choses sur ce roman instructif sans être pédant.

Une citation :

C’était sa vie, et ce fut sa mort, son risque. Pas le tien.

L’image que je retiendrai :

Celle du père d’Alvaro, un homme complexe.

14 juillet 2022

travail de deuil

Le deuil n’est pas seulement un état après le décès d’un proche, c’est aussi un travail que doit réaliser l’endeuillé.

Dans notre société occidentale où tout doit aller vite, ce travail intérieur prend du temps.

Les deux personnages du roman ont chacun perdu un être cher. Tout deux ont entendu parler du téléphone de Bell Gardia à Otsuchi, particulièrement touchée par le tsunami de 2011.

Ce téléphone n’est relié à aucune ligne fixe, la personne qui décide de parler dans le combiné s’adresse à ses proches défunts.

J’ai aimé le lent travail de deuil de Yui et Takeshi qui se rendent une fois par mois depuis Tokyo dans cette province éloignée.

Si Takeshi peut parler à sa femme décédée, il faudra plus de temps à Yui pour appeler sa mère et sa fille.

Yui qui ne peut plus voir la mer sans être malade. Mais, au fur et à mesure des années, son aversion disparait.

Un magnifique roman plein d’espoir sur le deuil.

L’image que je retiendrai :

Celle des éclairs à la banane que Yui et Takeshi apportent à chaque fois au propriétaire du téléphone.

14 juillet 2022

Italie, policier

C’est déjà la septième enquête de Soneri, et je ne me lasse pas du personnage.

Son enquête le mène cette fois dans les Apennins en plein hiver. Il s’y retrouvera bloqué à cause des chutes de neige, mais auparavant, Angela sera venu le rejoindre.

C’est un peu aussi grâce à elle que l’enquête avancera, car elle se lie d’amitié avec la femme d’un des suspects.

Mais je ne voudrais pas vous en dire trop…

Une enquête difficile pour Soneri car les habitants sont des taiseux, il règne une véritable omerta à Monteripa.

J’ai aimé le cimetière qui menace de s’effondrer à chaque inondation, preuve que personne ne se soucie plus des morts dans ce village. Et quand un ancien immigré en Amérique demande à se faire enterrer au village, cela cache quelque chose.

J’ai aimé les villageois suspects, l’hôtelier qui doit ménager Soneri et les habitants, le curé subversif.

Et bien sûr, les plats énumérés par les restaurateurs qui mettent l’eau à la bouche…

Une citation :

La dégradation, c’est ses copains industriels qui font des affaires avec les mafieux, ou les banquiers des salons ou il pose son cul qui truandent les gens avec des obligations bidon. (p.50)

L’image que je retiendrai :

Celle de la pâtisserie de la fête de Saint Hilaire, le saint patron de Parme, dont Soneri a dépassé le quota annuel. Saint Hilaire que l’on retrouvera plus tard dans l’histoire.