Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Damon Galgut

Éditions de L'Olivier

23,00
14 juillet 2022

Afrique du Sud

Quel roman passionnant et original.

En 4 longs chapitres, chacun centré autour de la mort d’un des membres de la famille Swart, nous découvrons l’Afrique du sud à 4 dates importantes.

Dans chaque chapitre, nous entendons tour à tour les voix des personnages et celle du narrateur dans un imbroglio maitrisé.

J’ai aimé les personnages récurrents autour de la famille : Tannie Marina et son mari Ockie que l’on voit vieillir ; le père Alwyn Simmers qui profite de la crédulité de Pa pour lui soutirer de la terre.

Et Salome, la bonne noire sans chaussure qui a élevée les enfants et qui vit dans une maison délabrée à la lisière de la propriété.

J’ai aimé Amor, la dernière de la fratrie, qui a été frappée par la foudre en haut de la butte, qui a depuis les plantes des pieds brûlées et à qui il manque un doigt de pied. Amor qui dans sa vie professionnelle prend soin des corps.

J’ai souri à chaque nouveau chapitre, car le mort dudit chapitre veut être enterré selon un rite bien précis.

Un roman qui parle de tant d’autres choses encore et dont j’ai aimé les changements intempestifs de focalisation.

L’image que je retiendrai :

Celle du pays devenu La nation arc-en-ciel au fil des années.

Pascal Marmet

M Plus

16,80
13 juillet 2022

policier

Dans ce nouveau roman, l'auteur nous entraine dans un imbroglio de suspects.
Qui a tué le ténor du barreau ? Le consortium pharmaceutique Suisse qui était un de ses gros client ? Ses ex-secrétaires ? La mystérieuse femme chaussant du 46 ?
J'ai aimé les acolytes du commandant Chanel : la nouvelle stagiaire efficace, le jeune homme ayant perdu la mémoire mais ayant gagné des capacités de déduction fantastique, la patronne surnommée Mademoiselle Maigret.
Un polar classique avec des personnages passionnants.
Un bémol : les fautes de mise en page qui mange parfois des mots.

23 juin 2022

famille, Irlande

Ce genre de petites choses est un roman court qui se glisse facilement entre deux lectures plus exigeantes.

Ce fut une lecture douce pendant ces quelques heures passées avec Furlong, le personnage principal du roman.

Et tout en douceur, l’auteure nous fait entrevoir le calvaire des jeunes filles devenues blanchisseuses dans certains couvents parce qu’elles étaient enceintes et non mariées.

Par certains gestes, nous devinons l’emprise du couvent sur les paroissiens de la ville afin qu’ils tiennent leur langue.

J’ai aimé Furlong et sa volonté de ne pas se laisser faire et de venir en aide à l’une de ces malheureuses.

Un roman doux comme la neige qui tombe en ce mois de décembre sur cette ville d’Irlande, mais qui cache des pratiques sordides.

L’image que je reteindrai :

Celle de la fille aux pieds nus et aux seins pleins de lait.

Prix du Masque de l'année français

Le Masque

8,50
23 juin 2022

enquête, Afrique

Une nouvelle enquête du groupe du Manoir qui se déroulera encore sur les chapeaux de roues et qui m’a emmené cette fois en Afrique.

Le point de départ est un masque punu que l’expédition de Brazza au Congo au 19e siècle avait rapporté en France.

L’actuel chef d’état du Congo, Kibanga, cherche à le récupérer. Et pour cela, il est prêt à tout.

Bien évidemment, toute ressemblance avec des situations ou des personnes existantes serait fortuite….

J’ai aimé découvrir la grande famille des Mboundou : Albert-Felix, Jules-Felix, Jean-Felix….

J’ai souri lorsque le groupe Wagner Günther est entré en scène.

J’ai aimé les titres de chapitres au vocabulaire suranné.

Bref, j’ai passé un excellent moment de lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle de la potion verte au goût d’amande qui plonge le buveur en catalepsie.

23 juin 2022

policier, Saint-Pierre-et-Miquelon

Choisir de lire un livre d’Olivier NOREK, c’est être sûr de passer un moment de lecture intense et passionnant.

Une fois encore, le dernier livre de l’auteur m’a passionné.

J’ai aimé découvrir Saint-Pierre (de Saint-Pierre-et-Miquelon), son climat, sa brume qui dure 3 semaines et dans laquelle tout disparait.

J’ai découvert la police des frontières, un peu.

J’ai aimé Bisset, vieil homme passionné d’enquêtes policières qui se déplace avec sa bouteille d’oxygène.

J’ai aimé sa petite-fille, la secrète Vendredi.

J’ai retrouvé Coste avec plaisir dans un nouveau job, qui proclame encore et toujours qu’il ne lit pas de polars.

J’ai aimé Russo, le premier flic sur l’enquête, depuis en maison de repos. Mais sa constatation « Il y a un truc qui cloche » m’avait mis la puce à l’oreille, et j’ai douté tout au long de ma lecture.

J’ai souri devant l’utilisation du pauvre Sean, qui se la pétait un peu, il faut dire.

J’ai été étonné de retrouver entre ces pages la prière du para d’André Zimheld (1938).

Un roman captivant.

L’image que je retiendrai :

« Celle des coeurs insondables des chiens, puisqu’il reste encore à prouver que les chats ont des sentiments. » Inutile de vous dire que je ne suis pas d’accord.