Rencontres

Aujourd'hui

lectures de Fred Bonnet et Johary Ravaloson
Le , L'&

La revue Lettres de Lémurie propose des textes inédits d’auteurs du sud-ouest de l’océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice, La Réunion) ou des textes de tous horizons concernant la Lémurie : continent mythique dépositaire d’un rêve d’une humanité lémurifique, c’est-à-dire à notre propre (dé)mesure et selon nos préjugés.
À l’origine, Les révélations du Grand Océan (1927) de Jules Hermann (1845-1924) ouvrent une voie royale à notre imaginaire et inspirent plus d’un auteur de nos îles : Robert Edward Hart (1891-1954), Malcolm de Chazal (1902-1981), Jacques Rabemananjara (1913-2005), ou encore Xhi et M’aa et Carpanin Marimoutou.

Par cette forte charge symbolique, nous souhaitons avec des auteurs contemporains inverser la perspective coloniale toujours vivace et faire de nos îles du bout du monde l’origine sinon le prétexte.

Fred Bonnet lira aussi un extrait de son prochain roman "Pointe de l'espérance".

Fred Bonnet
Né en 1969 en Auvergne, près de Thiers, la cité des fines lames. Il passe son adolescence
dans le milieu du rock underground français avant de partir vivre en Afrique australe. Malawi,
Mozambique, Zimbabwe, Mayotte, Madagascar, autant de destinations que de rencontres,
d’échanges et de créations. Tour à tour chanteur, slameur et producteur, il se consacre à
l’écriture depuis une dizaine d’années. En 2018 fonde le groupe BOMB.
- Makao et le collier de cauris, conte traduit en shikomori par Ali Chami, Komédit, 2017
Frontière de papier, poésie, Traversées, 2016
Passeport pour le Galawa, théâtre, L’Harmattan, 2014
Mayotte-Marseille Express, nouvelle, L’Harmattan, 2011

Johary Ravaloson
Né en 1965 à Antananarivo, il écrit, traduit, édite. Il entend contribuer à la diffusion de la culture
et des artistes du sud-ouest de l'océan Indien, notamment à travers les éditions Dodo vole.
Depuis 2015, il collabore également à la revue No Comment par une chronique littéraire, Lettres
de Lémurie. Son roman Vol à vif a reçu le Prix du roman insulaire (Ouessant) et le Prix Ivoire
2017 (Abidjan).

Amour, patrie et soupe de crabes, roman, Dodo vole, 2019
Les nuits d'Antananarivo, nouvelles, No Comment, 2016
Vol à vif, roman, Dodo vole, 2016
Les larmes d'Ietsé, roman, Dodo vole, 2012
Antananarivo, ainsi les jours, nouvelles, Publie.net, 2011
Géotropiques, roman, Dodo Vole et Vents d'ailleurs, 2010

    Plus d'informations

    À venir

    Tous les événements

    L'& accueille Richard Mèmeteau
    Le , L'&

    L'auteur de "Pop culture" revient pour son nouvel essai "Sex friends"ou "Comment (bien) rater sa vie amoureuse à l'ère numérique" paru chez Zones.
    C'est Diogène errant au milieu des profils de la drague numérique, par delà le marché de la misère sexuelle et des amoureux transis pour nous offrir une vraie réflexion sur notre sexualité.


      Le chant mortel du soleil chez Albin Michel
      Avec Franck Ferric
      Le , L'&

      Avec le chant mortel du soleil, Franck Ferric (finaliste du Grand Prix de l’Imaginaire pour Trois oboles pour Charon) signe une fantasy de sueur, de fer et de sang – une épopée barbare et magique, à l’écriture flamboyante et dont l’ironique cruauté évoque les meilleurs westerns spaghetti


      Le , L'&

      None

      Événements passés

      Archives

        13 défaites en Perche
        Le , L'&

        None


          dédicace le 30 mars et rencontre le 14 juin
          Le , L'&

          Suite à la parution de son troisième opus « Spirituelle à ma façon », Sabine Rainard viendra à la rencontre des lecteurs afin d’échanger autour des thèmes de la féminité, de la parentalité et de la spiritualité. Elle reviendra sur l’écriture de cette saga de 5 livres et abordera notamment comment les résistances et les blocages, hérités de l’enfance et de notre société, nous empêchent souvent d’accéder à notre nature profonde, d’écouter notre voix intérieure et de réaliser les vœux de notre âme


            Un auteur écrit sur la région Centre - et sur la Beauce, une initiative de CICLIC
            Le , L'&

            Benoît Vincent

            Situer

            Six fictions de territoires

            « L’aube a tout d’abord doré les brandes, avant même le moindre rayon. Il restait quelques fleurs, et elles se sont embrasées, comme n’ayant plus rien à perdre. Les étangs, par contre, faisaient encore cratères, flaques noires sans yeux, ou yeux sans vie, écrasés au sol, tacitement reconduits. » Menu fretin – Brenne

            « Il rêva dans son demi-sommeil aux échevins, aux argentiers, aux états généraux, à l’émeute qui grondait. Il rêva aussi à une terre sans hommes, libérée des pestes et des guerres. Il rêva aussi d’un grand incendie, d’un grand incendie qui aurait écorné toute la figure de la ville et de toutes les villes. » Rien d’impossible – Champagne berrichonne

            « Sur le petit plateau, la mission était simple. Discrètement parcourir la lande jusqu’au rebord des falaises, les yeux rivés au sol, sur les chemins, parfois moins. Si possible repérer les imperfections de la lande… comme un tuyau d’évacuation des fumées, une espèce de cheminée incarnée par son manchon, qui trahissent une habitation souterraine. » Retirez-vous – Val de Loire tourangeau

            « Le vent passe et c’est tout un art que de passer d’un croisement à une côte, dans la nuance subtile des agencements, au sens de l’ajustement des reliefs. Toi tu connais les traverses, les halliers et les essarts, tu sais raccommoder les écarts, avec les foyers. » De la place – Perche

            « Avec la pierre et la vigne, les yeuses formaient bel et bien un paysage, et c’est ce paysage que je tâchais d’élucider (si on élucide un paysage), mais je ne parvenais justement pas à le pénétrer car je le connaissais trop. Il était comme un reflet dans un miroir. Qui peut atteindre son reflet dans le miroir ? » De deux choses l’une – Chinonais

            « Je ne sais pas pour les silos, peut-être ont-ils grandi, et je ne sais pas pour les châteaux d’eau, peut-être ont-ils poussé à leur tour eux aussi ? Je me rappelle aussi d’avant les éoliennes.

            Alors oui en effet, insensiblement, comme un léger dévers amène imperceptiblement un relief, et un relief un paysage, et un paysage une mélancolie, c’est-à-dire une mémoire déchue. » Mécanique mélancolie – Beauce