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La littérature japonaise, textes fondamentaux et coups de cœur.

Du VIe siècle, avec l’introduction de l’écriture chinoise, jusqu’à 1868, date de l’ouverture du Japon sur l’Occident, la littérature japonaise se décline en quatre grandes tendances.
D’abord, la littérature religieuse avec le Kojiki (712), la « bible » de la mythologie shintô, et les textes édifiants des saints moines du bouddhisme.
Ensuite, la littérature de la cour impériale, animée principalement par des femmes à travers la poésie, les journaux intimes et les récits, comme le Dit de Genji de dame Murasaki.
Puis vient la littérature des guerriers sous la forme d’épopées, comme le Heike monogatari ou de livrets du théâtre nô.
Enfin apparaît la littérature du peuple des villes au XVIIe siècle. Elle décrit la vie des citadins, leur goût pour les romans du « monde flottant », comme ceux de Saikaku ou de Bakin, le kabuki et le théâtre de marionnettes, les quartiers réservés des courtisanes… Il ne faut pas oublier le devoir des guerriers et leur code d’honneur, le bushidô, et, surtout, la poésie à travers les haiku de Bashô, Buson ou Issa.
A la fin du XIXe siècle, la restauration de Meiji renonce à ce passé prestigieux pour tenter de concilier l’esprit japonais et la science occidentale. Les écrivains européens donnent le ton du naturalisme et du symbolisme. Ce qui aboutira à la littérature contemporaine représentée, par exemple, par Tanizaki, le seul auteur japonais publié dans la Pléiade, Kawabata et Oe, tous deux honorés du prix Nobel de littérature.